La pédopsychiatrie ne veut pas mourir!

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TRIBUNE

Par Bernard GOLSE, Pédopsychiatre à Necker-Enfants Malades, Paris Descartes et Marie-Rose Moro, Pédopsychiatre à la Maison de Solenn, Paris Descartes — 29 mars 2018 à 17:36

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Un enfant autiste à l’hôpital de jour «Mosaïques», le 15 mai 2008 à Lille. Photo Philippe Huguen. AFP

En dix ans, le nombre de professionnels s’est réduit de moitié et la durée d’attente pour un premier rendez-vous dépasse parfois les dix-huit mois. Alors que la santé mentale de l’enfant est érigée en priorité, la discipline est à l’abandon.

Le système de santé français est à bout de forces. Les institutions sanitaires et médico-sociales connaissent une crise sans précédent. Dans ce contexte explosif où les problèmes ont souvent été niés, la pédopsychiatrie se voit particulièrement touchée. La pédopsychiatrie renvoie par essence aux questions politiques et sociales et se trouve au carrefour du soin, du handicap, de l’éducation, de la famille et du judiciaire.

Si cette discipline de l’humain, science de la rencontre avec l’enfant, devait disparaître, la perte serait immense tant sur le plan scientifique que sur le plan éthique.

Durant la dernière décennie, le nombre de pédopsychiatres s’est réduit de plus de moitié et aujourd’hui une grande majorité a plus de 55 ans. Les inégalités territoriales continuent de s’accroître et l’accessibilité aux soins est fortement compromise. Dans certains départements, il n’y a plus de pédopsychiatre et dans d’autres, la durée d’attente pour un premier rendez-vous dépasse les dix-huit mois. Si la priorité est à une prise en charge précoce, elle devient malheureusement trop souvent impossible.

Le pédopsychiatre n’agit pas seul, il est un chef d’équipe. La pluridisciplinarité est notre règle d’or pour une prise en charge optimale. Le travail des infirmières, des éducateurs, des orthophonistes, des psychologues, des psychomotriciens, des assistantes sociales et d’autres encore, est indispensable. Pourtant, faute de moyens, de personnels et de formations, ce plateau technique se trouve souvent réduit à une portion congrue. Dans une dizaine de départements, il n’y a plus de lits d’hospitalisation de pédopsychiatrie. Les enfants, souvent en grande détresse, doivent être hospitalisés en psychiatrie adulte ou très loin de leur famille.

Par ailleurs, la demande qui nous est adressée par la collectivité a beaucoup changé. D’abord centrée sur la question du sujet, de sa souffrance et de ses conditions de soin, elle se focalise aujourd’hui sur la question des symptômes et de l’adaptation.

Désormais, alors que la médicalisation des difficultés est toujours plus importante et que la santé mentale bienveillante est érigée en ligne conductrice des actions et des réflexions, la pédopsychiatrie se trouve paradoxalement abandonnée : si l’activité a augmenté de près 80 % durant les dernières décennies, les moyens eux n’ont progressé que de 5 %.

La crise de la psychanalyse et de la psychothérapie donne à cette situation une dimension d’une gravité inédite. Le soin psychique est attaqué. Le modèle psychopathologique et psychosocial des troubles mentaux des enfants et des adolescents se voit peu à peu disqualifié au profit d’un modèle strictement biomédical, fondé sur le symptôme, et souvent trop réducteur et trop linéaire.

Les actions publiques menées dans le champ de l’autisme depuis une quinzaine d’années sont une source d’enseignements. Aucune recommandation, aussi utile qu’elle soit, ne peut avoir d’effets si elle n’est pas assortie de moyens suffisants et si elle ne s’intègre pas dans une vision globale du problème, comme les relations entre les usagers et les professionnels.

Le nouveau regard porté par le ministère de la Santé sur les difficultés de la pédopsychiatrie est évidemment une bonne nouvelle, mais il est essentiel que les mesures proposées ne soient pas des cache-misère. La création de postes hospitalo-universitaires sur tout le territoire est importante tant il manque d’enseignants. Dans sept régions, il n’y en a même aucun aujourd’hui, ce qui rend impossible la formation des futurs pédopsychiatres ! De plus, il importe, de manière urgente, de revaloriser la profession qui connaît aujourd’hui une grave crise des vocations. Il est indispensable de repenser le système de remboursement des consultations de pédopsychiatrie. Un simple rehaussement du tarif de la consultation ne suffira pas. Le temps et la parole sont nos principaux outils.

Par ailleurs, dans le nouveau modèle de formation des internes, l’éventuel choix de la pédopsychiatrie se fera désormais trop tôt dans le cursus et sur la base d’un seul stage obligatoire en pédopsychiatrie. La sensibilisation à la discipline doit pouvoir se mener de manière plus efficace et plus stimulante dès le deuxième cycle des études médicales, et tous les externes devraient avoir la possibilité d’effectuer un stage dans un service de pédopsychiatrie.

Quant à la recherche, elle ne saurait se résumer aux seules recherches neurobiologiques ou génétiques (essentielles mais insuffisantes) mais elle doit aussi inclure des recherches dans le domaine de l’épidémiologie et des sciences humaines afin de permettre aux cliniciens de terrain de bénéficier concrètement des avancées de ces travaux.

Dans cette période de transition, il nous faut veiller à ne pas accepter de fausses propositions telles que la seule sanctuarisation des moyens actuels à l’évidence largement insuffisants. Il est évidemment grand temps de redresser la situation au risque de voir disparaître, purement et simplement cette discipline.

L’éthique du savoir, l’éthique du soin et l’éthique du sujet doivent être conjointement préservées, si nous voulons continuer à vivre dans une société solidaire qui protège ses membres plus vulnérables et les plus précieux, ses enfants.

Bernard GOLSE Pédopsychiatre à Necker-Enfants Malades, Paris Descartes ,Marie-Rose Moro Pédopsychiatre à la Maison de Solenn, Paris Descartes

 

Autisme(s) et Psychanalyse(s) IV – Des troubles sensoriels aux stratégies thérapeutiques.

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Programme et Inscription sur le site de la CIPPA:

http://www.psynem.org/Hebergement/Cippa/Association/Actualites/Cippa/775

Journée Scientifique Internationale-CIPPA

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Inscription: https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdRO7TyqC00u2O9vNzKNdOI63tD9CFWTfrWU54x9DgdAyTAog/viewform

Information préalable de contrôles faisant suite à la publication de l’arrêté du 30 mai 2018 relatif à l’information délivrée au patient

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Préfet des Bouches-du-Rhône

Direction Départementale de la Protection des Populations
Service Sécurité et Qualité des Services
22 rue Borde
13285 MARSEILLE CEDEX 8

Affaire suivie par : Anne-Lise EVSEEVITCH
téléphone : 04 91 17 95 33

Dossier 2018 – 1130 – Courrier départ n° : 2018 – 4694

P.J. : arrêté du 30 mai 2018 relatif à l’information des personnes destinataires d’activités de prévention, de diagnostique et/ou de soins

Objet : Information préalable de contrôles faisant suite à la publication de l’arrêté du 30 mai 2018 relatif à l’information délivrée au patient 

Madame, Monsieur,

Je vous informe de l’entrée en vigueur depuis le 1er juillet 2018 de l’arrêté du 30 mai 2018 relatif à l’information des personnes destinataires d’activités de prévention, de diagnostique et/ou de soins, qui complète le dispositif prévu par le décret n°2009-152 du 20 février 2009 relatif à l’information sur les tarifs d’honoraires pratiqués par les professionnels de santé.

Cet arrêté (transmis en pièce jointe) est consultable au lien suivant : https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2018/5/30/ECOC1809998A/jo/texte.

Dans le cadre de la mise en œuvre de cet arrêté visant à améliorer l’information délivrée au patient, une enquête nationale sera diligentée par les services de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) et donnera lieu à des contrôles opérés auprès des professionnels concernés à compter du 1er septembre prochain.

Aussi, je vous invite à prendre toutes les mesures utiles pour informer vos publics professionnels du contenu de ce nouveau dispositif et du respect nécessaire de ces dispositions.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée.

Pour le directeur départemental
par délégation,
Le chef de service
Grégory MERY-COSTA

voir la pièce jointe du Journal officiel: joe_20180608_0130_0019

Journées scientifiques organisées par l’AREPS : EMPREINTES

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Bulletin d’inscription: plaquette colloque 18 mail definitive

SOUTENIR  l’Association « Corps et Psyché »

 

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Madame,  Monsieur

Cher(e)s Ami(e)s et collègues

L’Association « CORPS et PSYCHE »   soutient depuis près de 17 années (avant même sa déclaration et sa pleine reconnaissance en tant qu’association Loi 1901)  un axe de recherche, de formations et de confrontations,  original fécond et repéré par tous les praticiens,  autour de l’axe théorique autant que clinique et thérapeutique du corps en santé mentale et des liens corps/psyché comme paradigmes théoriques. Autour de congrès nationaux de grande envergure  (14 Congrès Nationaux et deux Colloques exceptionnels) de Journées Régionales Cliniques (11 Journées à travers toute la France), de lapublication de nombreux ouvrages et de la diffusion de la petite série des « Cahiers de Corps & Psyché », à travers des week-end de travail et desformations

« Corps et Psyché » est un lieu rare dans les associations de recherches en santé mentale. L’Association est, en effet,  hors toute chapelle doctrinale, et au carrefour de plusieurs disciplines et professions, un espace intermédiaire de rencontre, de formation, de travail et de recherche qui convoque la question du corps dans la clinique et la psychopathologie, l’enjeu des médiations corporelles dans la thérapeutique et le soin psychique, et l’objet du corps et des liens corps/psyché dans la théorie et la science psychologique.

L’association est venue vers vous… ou plus exactement vous êtes venus vers elle, pour la solliciter, pour venir mettre au travail vos interrogations cliniques et vos attentes de réflexions et de recherches, pour participer, intervenir ou collaborer à cette dynamique de rencontres scientifiques.  Nous vous en remercions infiniment et vous considérons de fait comme des « compagnons de route »…

L’aspect convivial et interdisciplinaire et « intermédiaire » de l’association a permis des rencontres de grande qualité, permis de faire travailler « par le bout du corps en relation » les enjeux théoriques, psychopathologiques et cliniques de chaque rencontre soignante.

Aujourd’hui, l’Association est à un tournant délicat de son parcours.  L’organisation des grandes manifestations est difficile et couteuse, de moins en moins équilibrée (chute des budgets institutionnels de « formations continues », délégation des subsides restants à des formations « en intra » ou essentiellement techniques, pratiques et « recommandées », augmentation démesurée des frais d’organisation et des centres de congrès, choix continu de l’association de la qualité des lieux, de l’accueil et des intervenants, avec bouquin distribué à tous les congressistes… Mais chute aussi peut-être de l’attrait des jeunes collègues pour les objets « transversaux », hypercomplexes, et pour les orientations cliniques, psychopathologiques et psychanalytiques, etc. etc..).  In fine, l’association va sans doute devoir « déposer son bilan » et se dissoudre pour raisons financières : déficit des deux derniers congrès nationaux notamment, malgré l’immense valeur scientifique reconnue par vous toutes et tous et les 450 personnes enthousiastes présentes à Biarritz pour le tout récent et dernier congrès sur « Corps et Psychopathologie »…

La clôture d’un tel parcours est bien sûr possible  – et d’ailleurs ne devrait en aucune manière être triste, tant de belles aventures et de belles productions autour d’un objet doivent parfois « s’inachever » et tel le phénix renaître autrement, ailleurs avec d’autres  … en laissant toujours vivant des traces de ce formidable parcours –   pour autant, nous pensons que ce n’est pas encore le moment, et que nous avons encore de beaux projets et la promesse de belles rencontres !   Aussi faisons nous appel aujourd’hui à tous les praticiens de quelque formation, casquette et obédience que ce soit, qui ont été à un moment ou à un autre de ces compagnons de route de l’aventure « Corps et Psyché », des intervenants ou des participants à toutes les manifestations passées de l’association, voire simplement à tous les collègues individuellement ou dans le cadre d’associations amies qui soutiennent le projet et la nécessité d’une telle association dans le paysage de la clinique, de la psychologie, de la psychomotricité, de la psychiatrie, de la psychanalyse et du champ élargi de la santé mentale.  Plaidez pour une pluralité de la recherche, de la formation et des rencontres professionnelles, défendez cet espace de rencontres intermédiaires pour tous les cliniciens, et in fine la complexité d’un objet de travail transversal : le corps en clinique comme en théorie, et les médiations corporelles thérapeutiques.

Nous faisons donc appel à vous, et à vos dons, pour soutenir la pérennité de l’association et faisons donc par la présente un appel à souscription pour soutenir l’association » CORPS et PSYCHE »

Soutenez l’association   « Corps et Psyché »  et à partir de 25 Euros  devenez « membre bienfaiteur »  avec l’obtention de « tarifs préférentiels » sur toutes les prochaines manifestations de l’association (grands congrès nationaux autant que journées régionales cliniques).

SOUTIEN et DONS LIBRES  sur le site  https://www.leetchi.com/c/lassociation-corps-et-psyche-fait-appel-a-votre-soutien

MERCI A VOUS  L’équipe de CORPS et PSYCHE 

 

– – – – – – – – – – –   R A P P E L S  – – – – – – – – – – – –

http://corpsetpsyche.fr/

Travaux de l’association et évènements portés :

14 Congrès nationaux : entre autres  « Corps et Psychopathologie » (Biarritz juin 2018), « Soigner le Corps » (Nantes), « Corps et Narcissisme » (Dijon 2014),  « Le corps et ses images »(Poitiers, 2013 ), « Les médiations corporelles thérapeutiques » (Biarritz, 2011)  « L’enfant autiste et son corps » (Avignon, 2008),  « Sa Majesté le Bébé » (Aix en Provence 2006),   « Corps et Violence » (Paris 2007), etc. etc.

et deux colloques exceptionnels :  « Hommage à J. de Ajuriaguerra – Développement corporel et relation avec autrui » (Paris Collège de France 2010),  « La sexualité infantile … Cent ans après »  (Paris  Espace Pierre Cardin 2005) …

11 Journées régionales cliniques :   entre autres  « Corps et sensorialité » (Bordeaux),  « Corps et Symbolisation » (Rennes, 2014)  « Corps et Culture » (Marseille 2017),  « Le Cadre quand le corps est en jeu » (Lyon 2017), « Le corps et le groupe, le corps dans le groupe » (Lyon 2012),  « le corps de l’enfant autiste »  (Strasbourg 2010), « Figures psychopathologiques de l’Image du corps » (Paris, 2010), etc. etc.

Des publications  : Corps et Psychopathologie (Ed In Press 2018),   Corps et Narcissisme (Ed. In Press 2015),   Jouer (Ed. In Press 2005),  L’Enfant Hyperactif  (Ed. Papyrus 200),  Sa Majesté le Bébé (Ed. Erès),     « Développement corporel et relation avec autrui » (Ed. Papyrus) etc….

+  8 « Cahiers de Corps et Psyché »  reprenant pour l’essentiel les Journées Régionales Cliniques… + numéros « pèle mêle »

des numéros à thème de revues : entre autre  Thérapie Psychomotrice, le Journal des Psychologues

des formations,  des week end de travail

etc…..

Journée Internationale CIPPA

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Bulletin d’adhésion CIPPARenouvAdh2018

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