PRISE EN CHARGE DE L’AUTISME

eatdybpcqotjbhk-800x450-nopadOUI AU LIBRE CHOIX DE LA MÉTHODE DE SOIN
NON À L’INTERDICTION DE LA PSYCHANALYSE

Monsieur le président de l’Assemblée nationale,
Mesdames et Messieurs les députés,

Nous voulons attirer votre attention sur la dérive liberticide de la proposition de résolution déposée par Monsieur Fasquelle et quatre-vingt-treize députés auprès de la Présidence de l’Assemblée nationale le 13 octobre 2016, invitant le Gouvernement à « promouvoir une prise en charge de l’autisme basée sur les recommandations de la Haute Autorité de Santé », tout en l’invitant également « à condamner et interdire les pratiques analytiques sous toutes leurs formes car n’étant pas recommandées par la HAS ». Nous sommes très surpris que cette proposition fasse suite à l’intervention du Président de la République qui, lors la Conférence nationale du Handicap, le 19 mai 2016, a souhaité que le 4e Plan Autisme soit celui « de l’apaisement et du rassemblement. Parce que nous devons avoir toutes les réponses et les réponses les plus adaptées, sans préjugés et sans volonté d’imposer une solution plutôt qu’une autre ».

Tout au contraire, l’orientation de cette résolution vise à faire adopter politiquement une position radicale dans un domaine complexe caractérisé par des données scientifiques qui ne permettent que de très prudentes recommandations.

Cette proposition procède clairement à un détournement des recommandations de la HAS sur au moins trois points :

en voulant transformer des recommandations en injonctions
en affirmant que les méthodes recommandées sont validées scientifiquement
en prétendant que la psychanalyse se trouverait dans la liste des méthodes non recommandées, alors que la HAS a pris soin, en l’absence de consensus entre experts quant à la pertinence de l’approche psychanalytique, de la classer dans la liste des méthodes non consensuelles. Non consensuelle ne veut pas dire non recommandée.
Chacun sait que les débats autour de l’autisme sont d’une extrême complexité. Son acception varie au gré des éditions des manuels de psychiatrie, et les divers travaux ne sont pas en mesure d’expliquer pourquoi son extension semble être devenue épidémique lors des dernières décennies, tandis qu’ils restent très prudents quand ils se prononcent sur la qualité des traitements éducatifs. Il fait consensus dans la littérature scientifique internationale que les traitements recommandés connaissent plus d’échecs que de réussites – ces dernières dans les méta-analyses atteignant à peine 50 %. Dès lors, sur quoi se fonde ce projet de résolution pour appeler à trancher dans des problèmes pour lesquels les spécialistes restent en de grandes incertitudes ?

Les députés signataires considèrent qu’il existe des « approches validées scientifiquement et ayant fait preuve de leur efficacité ». La HAS se montre beaucoup plus prudente. Des trois méthodes recommandées (ABA, Denver et TEACCH), elle estime que seules les deux premières atteignent « une présomption scientifique » d’efficacité (grade B), la troisième « un faible niveau de preuve » (grade C). Aucune des trois ne parvient au grade A, celui de la validation scientifique. Par ailleurs, le programme de Denver, recommandé par la HAS, se fonde pour une part sur les concepts psychanalytiques de M. Malher. À partir de quelle dose de psychanalyse une pratique devrait-elle être interdite ?

Les députés signataires semblent méconnaitre que la Fédération Française de Psychiatrie, qu’ils mettent en cause, ne se prononce pas quant à la psychanalyse avec les autistes, en revanche elle reste attachée à la liberté de choix des traitements. Que l’Etat vienne à rompre avec ce principe en prenant parti dans des débats scientifiques, n’a pas d’équivalent dans un régime démocratique, et ne peut que rappeler cruellement des dérives totalitaires.

Vouloir donner force contraignante à des « recommandations » serait méconnaître qu’en matière de santé les vérités d’aujourd’hui peuvent ne pas être celles de demain. Cela conduirait à dresser un obstacle à toute tentative de faire avancer les connaissances sur la prise en charge des autistes, pourtant actuellement lacunaires et incertaines. Les efforts pour figer le savoir ne font pas bon ménage avec le progrès.

Mesdames et Messieurs les députés, il est plus que temps de faire entendre en ce domaine délicat la voix de la raison et que les professionnels engagés depuis de nombreuses années dans les soins et l’accompagnement des sujets autistes, enfants, adolescents et adultes, dans les secteurs de pédopsychiatrie et dans les institutions médico-sociales puissent poursuivre leur tâche dans un climat apaisé, en lien avec les parents et l’ensemble du milieu éducatif.

Mesdames et Messieurs les députés, le pluralisme des formations et des pratiques a toujours été l’orientation des politiques de santé publique, pour proposer aux familles et aux patients un libre choix éclairé pour les soins et les accompagnements. Ce projet de résolution déroge fondamentalement à cette orientation et, pour ces raisons, nous vous prions instamment de ne pas le soutenir.

Pour signer, cliquer ici :

www.cause-autisme.fr

L’enfant aux artefacts digitaux

Ce nouvel épisode appelé l’enfant aux artefacts digitaux, traite du développement de l’enfant en perpétuelle interaction avec les technologies de l’information et de la communication.
L’utilisation de ces technologies par les enfants doit être étudiée de façon fine et nuancée afin d’en percevoir l’utilité et la pertinence. Il s’agît toujours, dans cette série Des Lendemains Hybrides, de cheminer à travers les sciences et les arts et non pas de figer des idées…

Les prochains épisodes Des Lendemains Hybrides seront dédiés à cette thématique. Cette première partie étant consacrée aux écrans et à leur mode d’interaction.

Thérapie Psychomotrice et Recherches N° 182 : Corps & Intériorité

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Communiqué de presse de la CIPPA

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LA PSY CAUSE: L’HÔPITAL PSYCHIATRIQUE Ste MARIE NICE SE MEURT DANS L’INDIFFÉRENCE GÉNÉRALE

Malgré un savoir faire reconnu et une compétence évidente dans la prise en charge de la maladie mentale, suite aux décisions unilatérales et sans aucun fondement objectif prises par l’Agence Régionale de Santé (ARS) l’établissement va devoir faire face à :

  •  La suppression annoncée de 100 lits minimum.
  • La perte de plusieurs secteurs  représentant 2/7 ème de son activité (sont concernés les secteurs de la Madeleine, Gambetta, Cagnes/Mer, certaines  communes de l’arrière pays…) au profit du CHU qui n’a ni les moyens humains, ni les infrastructures suffisantes pour prodiguer des soins de qualité équivalente.
  • Une diminution de 20 millions d’euros, soit 1/3 de son budget annuel avec comme conséquences des réductions drastiques des effectifs (perte de près de 300 emplois) voire des fermetures de structures.

Ces projets funestes de l’ARS n’ont d’autre but que de piller le budget alloué à notre établissement au profit d’un GHT (Groupement Hospitalier de Territoire), sorte de mastodonte protéiforme imaginé par les technocrates du ministère de la santé pour absorber les budgets et éponger les déficits abyssaux de l’hôpital public. Désormais, tous les hôpitaux privés participant au service public (ESPIC, etc.) sont considérés comme de simples variables d’ajustement sans tenir compte de leur expertise dans leur domaine propre.

Comment, dans un contexte aussi déshumanisant tant pour les malades, leurs familles, et le personnel, réussir à accompagner les patients les plus précaires vers une réintégration dans la ville satisfaisante pour tous ?

Si le dispositif actuel venait à disparaître les conséquences pour les patients seraient désastreuses.

Le secteur psychiatrique a pour objectif d’assurer la continuité des soins dans le respect de la singularité des patients. L’intérêt de cette organisation est d’offrir à ces personnes des  lieux de soins proches de leur domicile pour en faciliter l’accès. Son efficacité reconnue n’est plus à démontrer.

Il est encore temps de redresser la barre ! Il faut remettre à plat les projets et travailler avec tous les acteurs de terrain, les familles et les partenaires sociaux afin de proposer un dispositif de soins cohérent avec les réalités du territoire.

Quel avenir pour notre système de santé et pour les soins psychiatriques ? Mobilisons-nous ! 2 personnes sur 10  ont besoin d’une prise en charge psychiatrique,  certains de vos proches sont peut- être déjà concernés !

Signez et faites circuler cette pétition en ligne, afin que nos instances ne prennent pas leurs décisions sans tenir compte des personnes concernées, ainsi que de leurs besoins.

e_mail1_049https://www.change.org/p/sainte-marie-nice-sos-l-h%C3%B4pital-psychiatrique-se-meurt-dans-l-indiff%C3%A9rence-g%C3%A9n%C3%A9rale?recruiter=199813191&utm_source=share_petition&utm_medium=email&utm_campaign=share_email_responsiveMerci!

Reportage France 3

Autisme(s) et Psychanalyse(s) III – Construction et partage du monde interne

capturecapture1capture4capture5capture6capture7capture3Téléchargez le formulaire d’inscription: formulaire-congres-cippa-2017

Journées Annuelles de Thérapie Psychomotrice

Les 45èmes Journées Annuelles de Thérapie Psychomotrice organisées par le Syndicat d’Union des Psychomotriciens et l’Association des Psychomotriciens de Haute-Normandie, sur le thème « Les Appuis » vient de s’achever à Rouen.

Le comité d’organisation du Collège de Recherche en Psychomotricité, présent lors de ces journées riches d’échanges, de transmissions et de convivialité, tient à remercier chaleureusement les organisateurs de ces journées pour leur accueil et les intervenants pour la qualité de leurs interventions.

Nous vous donnons rendez-vous aux prochaines Journées Annuelles à Antibes Juan-les-Pins en octobre 2017.

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Pour toute proposition d’intervention, veuillez adresser votre courrier avant le 15 décembre 2016 à corps06@orange.fr

Pour télécharger la plaquette de présentation: congres-plaquette2017

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