Journées Annuelles de Thérapie Psychomotrice

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Pour télécharger la plaquette de présentation: congres-plaquette2017

La psychomotricité au service de la périnatalité

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La e-santé n’est pas prête de remplacer les professions paramédicales, mais elle pourrait mieux les inclure…

Par Laurent BONNOTTE

Pratiquant les arts visuels depuis plusieurs années (courts-métrages et installations transmédia avec Sacrebleu Productions et Khiasma), il est aussi psychomotricien en institut d’éducation motrice et chargé de cours au sein de l’Institut de Formation en Psychomotricité Pitié-Salpêtrière. C’est ainsi qu’il oriente l’ensemble de ses compétences dans ce projet de web-documentaires animés à l’orée des sciences de la vie et des arts.

Au fur et à mesure que je côtoie des chercheurs, médecins, concepteurs et usagers de la e-santé, il apparaît clairement que dans les prochaines années la e-santé ne va pas remplacer l’humain pour soigner l’humain, mais bel et bien proposer de nouvelles approches dont bon nombre entre en résonance avec les professions paramédicales.

Entendons par là que les technologies de l’information et de la communication ouvrent certains champs de réflexions (et de doutes) ainsi que des perspectives pratiques dont nous avons tout intérêt à nous saisir, de manière avertie.

Pour étayer ce propos je vous invite à écouter cette première table ronde organisée au Cube, avec Guillaume Marchand (psychiatre et spécialiste de la santé connectée) et Pierre Foulon (Directeur du Pôle Brain-e-Novation à ICM Pitié-Salpêtrière) :

https://r22.fr/son/emission-cybersante-aux-horizons-flous/

Il y a aussi le court webdoc animé intitulé les mouvements golems :

https://vimeo.com/2057775

C’est l’occasion aussi de vous annoncer le lancement de l’antenne radio :

« A la lisière des arts, des sciences médicales et humaines, des lendemains hybrides va constituer une antenne de la radio R22 dédiée à la création, aux échanges et aux réflexions sur ces mouvements qui opèrent à la fois de façon vertigineuse, nuancée mais aussi contradictoire.

Tisser des moyens pour s’approprier les technosciences qui composent avec notre manière d’« être au monde », plutôt que de les subir..

Des lendemains hybrides, dans sa version radiophonique, vient donc considérablement enrichir les webdocs animés diffusés notamment sur santé digitale ( http://www.sante-digitale.fr/tag/webserie/ ). A l’initiative du projet, Laurent Bonnotte invitera des chercheurs, artistes, praticiens, usagers et concepteurs à participer à des tables rondes, des créations sonores, des colloques et interviews, diffusés ensuite sur R22 Tout monde. »

Crèches: le rôle du Psychomotricien

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Article rédigé par : Catherine Lelièvre
MODIFIÉ LE 02 JUILLET 2016

Quelle place pour les psychomotriciens dans les structures « Petite Enfance » ?

A la crèche ou parfois dans les RAM, que font les psychomotriciens ? Leur rôle n’est pas de faire des séances de rééducation, ni même de dépister d’éventuels troubles mais plutôt de les prévenir. En aidant les professionnels à bien accompagner le développement psychomoteur des jeunes enfants qu’ils accueillent. Le maître mot de leurs interventions : l’observation.

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Les psychomotriciens font partie de ces professionnels que l’on appelle « intervenants » dans les établissements d’accueil du jeune enfant. Au même titre que les psychologues. Certains pourtant font partie intégrante des équipes. Certaines crèches sont mieux loties que d’autres. Tout dépend du budget donc des crédits alloués par le gestionnaire, quel qu’il soit.

Dans le métier de psychomotricien, il y a deux aspects : la rééducation et la prévention. Et précise José Braz, psychomotricien depuis 20 ans « quand on travaille dans la petite enfance, l’aspect préventif est vraiment essentiel ».

José Braz intervient dans une dizaine de structures « Petite Enfance » de la région lyonnaise.  « Je suis le psychomotricien référent dans quatre d’entre elles et j’y suis présent une demie à une journée par mois. C’est peu mais suffisant estime t- il en précisant toutefois que pour lui l’idéal serait une journée toutes les trois semaines ».

Monique Busquet, psychomotricienne et formatrice au conseil départemental de Seine Saint-Denis, pense qu’une fois toutes les trois semaines, c’est le minimum et qu’une fois par semaine c’est bien !

Dans les EAJE : 70% pour les équipes, 30% pour les enfants

« En fait je passe pas mal de temps à rassurer et valoriser les équipes » remarque José Braz qui reconnaît donner près de 70% de son temps aux équipes et 30% aux enfants. Là tous les psychomotriciens sont d’accord. Gladys Debieux, secrétaire adjointe du réseau des psychomotriciens de la petite enfance (voir encadré) , psychomotricienne à temps plein pour l’association La Maison Kangourou qui gère 23 crèches  intervient dans chaque établissement, un peu à la demande, mais surtout anime des formations et journées pédagogiques. « Moi dit- elle je travaille à 90% pour les équipes, et à 10% pour les enfants ». Normal, car comme tient à le préciser Monique Busquet « la crèche ne doit pas être un lieu de soins ».  Quand un enfant a besoin d’une prise en charge spécifique ou de soins cela se fait à l’extérieur. Et si exceptionnellement les séances ont lieu à la crèche alors elles seront menées par des professionnels de l’équipe de soins. Et José Braz ajoute : « si nous repérons parfois des troubles, il s’agit de ce que j’appellerais un diagnostic de proximité en quelque sorte, mais l’enfant et sa famille sont alors orientées vers des services spécialisés ».

Le travail des psychomotriciens exerçant en crèches ou intervenant dans des Réseaux d’Assistantes Maternelles (RAM) est donc avant tout un travail envers les professionnels pour les aider à accompagner de façon appropriée le développement psychomoteur des enfants qu’ils accueillent.  Car « parfois, par méconnaissance, les auxiliaires ou éducatrices s’inquiètent à tort. Tous les enfants ne se développent pas au même rythme. » rappelle José Braz. Même s’il reconnaît avoir parfois été alerté à juste titre et dépisté de réels troubles qui ont nécessité des prises en charge thérapeutiques.

La bonne distance pour observer

Pour cela une seule méthode : observer les enfants, observer les équipes.  « L’observation des enfants c’est très important note José Braz. Je ne fais jamais un bilan standardisé comme en cabinet lorsque j’interviens dans une crèche. J’ai du temps, je n’ai pas besoin d’outils ou de tests. » José Braz a exercé à temps plein dans une crèche, sur un poste d’EJE et n’a pas aimé : « c’était inconfortable. Je n’avais pas le recul nécessaire, la distance qui permet d’avoir ce regard, cette observation. J’étais trop dans le quotidien et pour les enfants et pour les autres professionnels de la crèche. »

Là encore Monique Busquet est d’accord. Seule l’observation, avec la posture et le recul cela exige, permet de voir si un enfant se développe bien et si les équipes ont les réponses adéquates aux besoins psychomoteurs de chaque enfant. C’est dit- elle « comme une petite formation sur le tas. Notre regard doit permettre à l’équipe de comprendre ce qui se passe pour chaque enfant et plus globalement pour un groupe d’enfants de la même tranche d’âge. ». C’est dans cet esprit aussi, que les psychomotriciens sont souvent sollicités aussi pour conseiller sur certains aménagements destinés à favoriser la motricité.

Des ateliers avec les assistantes maternelles

Nathalie Collin Bertheuil, est psychomotricienne libérale, et elle intervient à ce titre dans plusieurs RAM de la région parisienne dont celui d’Ivry sur Seine. « Quand je vais au RAM on réaménage l’espace avec des tapis et du matériel à manipuler. Cela n’a rien à voir avec de la baby gym. Je travaille avec les assistantes maternelles autour de la motricité libre ». Les ateliers qu’elle anime réunissent six assistantes maternelles avec trois enfants chacune au maximum. Chaque cycle est constitué par trois ateliers d’une heure et demi étalés sur un mois. Durant ces séances, les enfants vont librement dans l’espace préparé et sécurisé, et les assistantes maternelles doivent trouver la bonne distance avec leurs peurs :  peur qu’ils se fassent mal, peur qu’ils, prennent trop de risques… « Elles doivent observer l’enfant, reconnaître ses compétences, et lui laisser faire plus de choses, seul » explique Nathalie Collin Bertheuil. A la fin de chaque cycle, il y a une réunion avec les assistantes maternelles, sans les enfants cette fois. « Nous parlons de leurs pratiques, de ce que les ateliers ont changé dans leur regard sur l’enfant et son développement psychomoteur » note la psychomotricienne.

Au RAM de Nanterre où elle intervient aussi, il s’agit de réunions le samedi matin, où elle sensibilise les assistantes maternelles au développement psychomoteur des enfants, en leur faisant faire des exercices corporels. Des mises en situation parfaites pour comprendre réellement ce que peut ressentir le tout-petit.  Ces réunions durent trois heures. Un mois plus tard, une nouvelle-réunion bilan est organisée pour voir comment elles ont modifié leurs pratiques avec les enfants.

Quel que soit leur mode d’intervention, les psychomotriciens sont des professionnels -clefs dans l’accueil du jeune enfant. Car la motricité, est réellement au cœur du développement de l’enfant lors de ses premières années. Les psychomotriciens permettent aux équipes d’a border les enfants avec un autre regard, plus « soutenant qui fait la part belle à, l’observation. C’est pourquoi leur travail auprès des équipes est si important.

Le réseau des psychomotriciens de la Petite Enfance

Ce réseau est né il y a dix ans en Île de France. La psychomotricité dans la Petite Enfance est encore assez peu connue. L’idée pour nous est donc d’échanger sur leurs expériences et de valider certaines pratiques, pour aider ces professionnels à bien se positionner. L’approche du réseau est une approche respectueuse du développement psychomoteur de l’enfant. Et la diffusion de connaissances comme par exemple la motricité libre, la communication non verbale ou l’approche psychocorporelle.

Pour en savoir plus : http://www.reseauppe.fr/

THÉRAPIE PSYCHOMOTRICE et recherches N°181

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Vous avez dit Symboliser?

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L’empreinte de T. Berry Brazelton sur le monde des bébés et de leur famille

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Une pratique de soins précoces pour les enfants en situation de handicap

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Une pratique de soins précoces pour les enfants en situation de handicap

Jocelyne HUGUET-MANOUKIAN, Monique PERRIER-GENAS

Avec la participation de Marie BARILLEC COMMARE, Jean François BLANC, Soizic BOUGOT, Olivia BOURGEOIS, Blandine GUETEMME, Christian LAGIER, Juliette LARGE, Patricia MENARD, Régine MERAL, Séverine MEUNIER, Pierre Henri MONTOVERT, Muriel PELAGOR DUMOUT, Jocelyne ROUX-LEVRAT, Freddy TAUTY-GENTIL

Préface de Roger SALBREUX

Postface de Jacques BORIE

Dans la collection : Trames

Faire ce que l’on dit est important mais dire ce que l’on fait est nécessaire. Ainsi, depuis vingt-cinq ans l’équipe du CAMSP de Vienne intervient dans une approche psychodynamique transdisciplinaire auprès de jeunes enfants et de leur famille. Par cet ouvrage, elle témoigne de son action au quotidien, en mettant en évidence ses fondements. À travers les récits cliniques d’Anaïs, Mathis, Robin et les autres, les auteurs transmettent leur expérience de la rééducation, de la réadaptation, de l’accompagnement familial et social, des soins psychothérapeutiques qui sont toujours orientés par la singularité de l’enfant, son histoire, les demandes et la souffrance des parents, les aléas de la maladie ou du handicap, les espoirs et les désespoirs qui se succèdent.

Une partie essentielle de ce travail repose sur la possibilité de se parler, de conflictualiser la clinique, de débattre à partir des spécificités de chaque discipline représentée dans l’équipe.

Jocelyne Huguet-Manoukian et Monique Perrier-Genas ont dirigé ce travail collectif, impulsé et soutenu par la direction, qui a rassemblé tous les membres de l’équipe du Centre d’action médicosociale précoce de Vienne (38).

La deuxième partie de cet ouvrage est issue de la journée anniversaire du CAMSP de Vienne le 16 novembre 2013.

A propos des auteurs

Jocelyne Huguet-Manoukian est psychothérapeute et psychanalyste.

Monique Perrier-Genas est psychomotricienne à plein temps au Centre d’action médicosociale précoce de Vienne (38), détachée à mi-temps au titre du travail de prévention à l’hôpital général intégrant ainsi l’équipe de pédopsychiatrie de liaison pour intervenir en service de maternité et de néonatologie de l’hôpital (niveau 2). Elle est enseignante vacataire à l’ISTR département psychomotricité Université Claude Bernard Lyon.

Voir le site de Monique Perrier-Genas:

http://moniqueperriergenas.wixsite.com/psychomotricite

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